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Le blog de Chef carlos

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Entre les voyages et mon métier de Cuisinier

Articles avec #mon pere catégorie

Publié le par chefcarlos
Publié dans : #Guerre espagne, #camp de concentration, #mon père

Pour mon Père , la haut dans le ciel

Retour dans un terrible passé, L'exil de mon Père

Exil et Camp de Concentration - La Guerre d'Espagne

Je savais que mon père Emmanuel MARSAL et la famille , lors de la Guerre d'Espagne sous Franco, s'étaient exilé en France. Les conflits, les événements s'inscrivant à travers les époques, apportant ses lots de souffrances et d'horreurs. J'aime dire que L'homme est parfois si stupide et Cruel que les oiseaux volent sur le dos pour éviter de voir misères.

Je savais aussi que mon Père s'était engagé à 25 ans dans la Légion Etrangère pour 5 ans, je l'ai suivi ensuite à l'âge de 18 ans mais pour 15 ans et demi .

Je savais que ma grande Mère (Institutrice) avait été une Héroïque Républicaine en Catalogne et Condamné à Mort par le Général Franco, elle mourra de tuberculose.

Je savais que mon Oncle Jean MARSAL avait fait 10 ans de cachot sous le Général Franco, il était entré dans la jeunesse Communiste et avec un groupe de jeunes tenta d'assassiner le Général Franco, né en France, il ne sera pas fusillé contrairement à ses camarades.

Mais je ne savais pas que mon Père à 7 ans et la famille avaient été durant 1 ans dans des camps de Concentration Français. Camp de Concentration Français !!!

Oui ils ont souffert et mon père m'en a jamais parlé, jamais! Aujourd'hui ma mère m'en a parlé, elle avait besoin de se libérer, un poids noir de l'histoire ou rouge.

Je reste fier de ma famille coté Catalan.

Vous les politiques prenez des mesures qui s'imposent et justes, pour que l'histoire ne raconte pas à nos enfants, qu'en 2011/2016, qu'il y avait en France des camps de concentration, des Ghettos et des Génocides par manque de courage, de moyen et par aveuglement pour une situation explosive.

Mais revenons en 1938 aux Camps de concentration français, plus Particulièrement Argelès-sur-Mer ou mon Père y a séjourné dans des conditions terrible durant 1 an.

La Retirada, du mot « retraite (des troupes) » en espagnol et catalan, est l'exode des réfugiés espagnols de la guerre civile. À partir de février 1939, ce sont plus de 450 000 républicains qui franchissent la frontière franco-espagnole à la suite de la chute de la Seconde République espagnole et de la victoire du général Franco.

Les autorités françaises ont sous-estimé l'ampleur de l'exode. En mars, ce sont 264 000 Espagnols qui se serrent dans les camps des Pyrénées-Orientales quand la population départementale s’élève à moins de 240 000 personnes.

(Source de Wikipédia)

Ces camps connaissent une évolution dans le temps. Devant le « mascaret humain » de la Retirada, les autorités françaises, débordées, regroupent d'abord les réfugiés dans des centres de « contrôle » ou de « triage » à la frontière, puis dans des « camps de concentration » (terme officiel de l'époque) ou d' « internement » situés d'abord dans les Pyrénées-Orientales, à Saint-Cyprien, Argelès-sur-Mer, Le Barcarès, en bordure de mer. Des camps d'internement spécialisés qui regroupent notamment des Basques et des anciens des Brigades internationales (Gurs), des Catalans (Agde, Rivesaltes), des vieillards (Bram), et la division Durruti (Le Vernet) sont créés à l'intérieur des terres en février 1939 dans les départements voisins du Roussillon, pour pallier l'engorgement des infrastructures du littoral et aux conditions sanitaires détériorées.

Parmi les exilés espagnols, la bibliographie omet souvent ceux qui débarquent en Afrique du Nord. Ils sont tout de même dix mille. Anne Charaudeau explique la façon dont ces bannis sont traités dès leur arrivée. D'abord détenus dans des camps, pour cause de potentielle dangerosité, les asilés deviennent très vite une main d'œuvre indispensable en temps de guerre. En Algérie notamment, les exilés devenus captifs sont utilisés sur les chantiers du Transsaharien dès 1939. À cet égard, la mise au travail des réfugiés n'est pas une invention de la France de Vichy qui la généralise. Peter Gaida, doctorant en histoire à l'Université de Brême, expose les conditions de vie des forçats du Transsaharien après 1940 : "Dans les camps du « Transsaharien », les travailleurs forcés sont exposés à un régime brutal, et de nombreux travailleurs succombent à la faim, aux maladies et à la torture, pour être libérés en mai 1943, après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord.".

Les clivages de la guerre d'Espagne se retrouvent dans les camps et sont exploités par les autorités françaises qui utilisent par exemple les tensions entre anarchistes et communistes pour contrôler ces derniers, comme c'est le cas au Vernet d'Ariège qui deviendra un camp disciplinaire de prisonniers politiques sous Vichy.

Retour dans un terrible passé, L'exil de mon Père

À la mémoire des 100.000 Républicains Espagnols, internés dans le camp d'Argelès, lors de la RETIRADA de février 1939. Leur malheur: avoir lutté pour défendre la Démocratie et la République contre le fascisme en Espagne de 1936 à 1939. Homme libre, souviens-toi.

(A la memoria de los 100.000 republicanos españoles, internados en el campo de Argelès, tras la RETIRADA de febrero de 1939. Su desgracia: haber luchado para defender la Democracia y la República contra el fascismo en España de 1936 a 1939. Hombre libre, acuérdate.)

Retour dans un terrible passé, L'exil de mon Père

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